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Code de la route

Les syndicats mobilisent leurs troupes

Publié le : 25/01/2010 17:19
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· Bientôt des textes d’application
· Les centrales se focalisent sur le social

Ouf de soulagement de Karim Ghellab! Le ministre du Transport peut enfin respirer. La Chambre des conseillers a adopté, mardi 5 janvier, le projet de code de la route par 38 voix pour et une seule abstention.

Après une série de réunions avec pas moins d’une soixantaine d’associations et de syndicats, 80 amendements ont finalement été adoptés par une commission ad hoc au sein de la seconde chambre du Parlement. «Nous sommes en 2010 et nous ne pouvions plus continuer à travailler avec un code vieux de 50 ans. Le nouveau texte est équilibré car il préserve les droits des piétons, des conducteurs, des professionnels…», déclare Abdelghani Berrada, secrétaire général de l’Association nationale du transport moderne.
Conformément au processus législatif en vigueur, le nouveau projet de code de la route devra revenir devant la Chambre des représentants pour une seconde lecture, avant sa publication au BO. Des textes d’application devront également être promulgués. Ce n’est que le 1er octobre 2010 que le nouveau code de la route entrera en application.
Entre-temps, plusieurs mesures d’accompagnement devront être prises. Parmi celles-ci, une campagne de communication et de sensibilisation pour informer les usagers de la route et les préposés au contrôle sur les dispositions du nouveau code de la route. «Dès la semaine prochaine, nous allons organiser une série de réunions dans nos 46 sections régionales afin d’informer nos membres sur les pénalités, le permis à points, la carte professionnelle, prévus par le code de la route», déclare Mohamed El Herrak, secrétaire général du syndicat national des taxis. Une branche affiliée à la Confédération démocratique du travail (CDT) et revendiquant plus de 10.000 adhérents. El Herrak annonce également que le syndicat va focaliser son action sur la mobilisation de ses troupes et le recrutement de nouveaux membres. «Il est grand temps que les conducteurs changent de mentalité et de comportement sur les routes», insiste-t-il.
Autre disposition préalable à l’entrée en vigueur du code de la route, l’installation des moyens techniques pour le contrôle des infractions. Il s’agit de réduire au
minimum l’intervention humaine pour limiter la corruption.
«Le ministère de tutelle devra installer des radars fixes et portables ainsi que des caméras avec tickets aux ronds-points et aux principaux carrefours afin de constater de manière incontestable les infractions», déclare Berrada.
D’ailleurs, dans quelques semaines, les conseillers envisagent d’organiser une journée d’information au sein du Parlement. Elle sera destinée aux agents de police, de la Gendarmerie royale, aux représentants de la Justice, du ministère du Transport… Objectif: sensibiliser les différents agents de contrôle au sujet de la corruption et de la stricte application des dispositions du nouveau code de la route.
La tutelle devra également veiller à la mise à niveau et à la réfection de la signalétique. Des réformes parallèles seront également indispensables pour développer les infrastructures routières. Des efforts en matière de formation et d’éducation s’annoncent également incontournables pour contribuer au changement des mauvaises habitudes des usagers de la route.

Social
La première mouture du texte avait, rappelons-le, soulevé l’ire des transporteurs. Ces derniers avaient déclenché un mouvement de grève qui avait paralysé l’économie national. Le montant des amendes, le principe du permis à points et les peines privatives de liberté… étaient les principaux points de divergence. Aujourd’hui, les débats autour du nouveau code de la route ont mis en lumière des questions non moins importantes, à savoir le transport en milieu rural et la situation sociale des professionnels. La tutelle a d’ailleurs pris des engagements importants auprès des syndicats et des associations du secteur.
«Le volet social fait justement partie de notre plan d’action pour l’année 2010. Il s’agit de la couverture sociale et médicale, la formation, du logement social, de la subvention pour le renouvellement du parc de taxis…», explique Mohamed Dehbi, SG du syndicat national des taxis, affilié à l’Union nationale des travailleurs du Maroc (UNTM). Selon ce dernier, la section de l’UNTM est à l’origine de la constitution d’un groupement de 28 associations.

source: L'Economiste
 
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